* Est assise sur scène, un livre de maths et plusieurs feuilles gribouillées devant elle *
Juste un rapide petit passage… Car malheureusement, *désigne le bazar devant elle*, je suis en pleine révision pour mon DS de maths de mardi, le dernier de l’année… Et donc la dernière occasion de remonter cette moyenne de maths qui est plutôt pitoyable… -_-
Mais bon, c’est pas bien facile de se concentrer, car je n’ai qu’une seule pensée en tête : le théâtre… J’attends avec impatience le moment où je monterai sur les planches, mercredi prochain… Plus que 3 jours !
C’est fou, je me rends compte en ce moment combien le théâtre m’avait manqué l’année dernière, quand j’avais été obligée d’arrêter à cause de mes cours de solfège (dont je suis maintenant débarrassée… XD). C’est toujours à l’approche d’une certaine échéance qu’on s’aperçoit d’un certain nombre de choses.
Dans un petit moment de nostalgie, je me suis replongée dans les textes des pièces que j’ai jouées il y a deux et trois ans. Je me suis souvenue de cette année où on avait eu un tel succès qu’on avait dû faire trois représentations pendant trois soirs d’affilée… On en est sortis crevés, mais comblés… ^^
Car c’est une sensation vraiment unique : celle de jouer devant 400 personnes qui n’ont d’yeux et d’oreilles que pour vous, de leur faire ressentir toutes les émotions des personnages, et même parfois de voir comme une étincelle d’admiration dans leur regard quand certains viennent vous féliciter après tous les rappels…
Bien sûr, c’est aussi le stress intense des répétitions, avec tous ces réglages de dernière minute, parfois des changements de mise en scène seulement deux heures avant la représentation… L’énervement provoqué par toutes ces heures de répétitions qui s’enchaînent sans qu’on en voit le bout, parfois 10 heures d’affilée le même jour… Mais on s’aperçoit bien vite que ça en vaut le coup, quand on ressent tout le plaisir d’être sur scène…
Sans compter la peur ressentie quelques secondes avant d’entrer sur scène, mais cette peur nous motive plus qu’autre chose… Car c’est souvent lors de la représentation que le jeu est au meilleur de sa forme.
C’est difficile à expliquer quand même… Le mélange de toutes ces émotions parfois contraires que provoque la scène… Enfin j’aurais quand même essayé. Quoiqu’il en soit je n’attends plus qu’une seule chose : le moment où, dans trois jours, je serais assise au premier rang, dans le public, quand les gens en croisant mon regard ne me considérerons que comme une simple spectatrice, ce regard qui changera quand, lorsque le noir se fera, je me lèverai de mon siège pour déclamer mes quelques phrases…
* S’arrête de parler quelques instants, l’air pensif *
Enfin bref, il est temps d’arrêter de partir dans ces pensées théâtresques… Car pour l’instant il faut que je fasse le vide dans ma tête, que je me concentre un peu plus sur ces maths (vivement ce soir que je retourne au théâtre ! ^^)… Et, au passage, je souligne le fait que ni demain ni mercredi je n’aurais vraiment le temps de passer sur mon blog… Répétitions oblige… ^^
* Se replonge dans son bouquin tandis que le rideau se ferme *

Et vous alors?...